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Ancienne centrale hydroélectrique des Cèdres

2100, chemin du Fleuve, Les Cèdres, Québec, J7T, Canada

Reconnu formellement en: 1984/07/03

Ancienne centrale hydroélectrique des Cèdres; Ministère de la Culture et des Communications, Jean-François Rodrigue, 2004
Vue avant
Ancienne centrale hydroélectrique des Cèdres; Ministère de la Culture et des Communications, Jean-François Rodrigue, 2004
Vue latérale
Pas d'image

Autre nom(s)

s/o

Liens et documents

Date(s) de construction

1899/01/01 à 1899/12/31

Inscrit au répertoire canadien: 2007/03/22

Énoncé d'importance

Description du lieu patrimonial

L'ancienne centrale hydroélectrique des Cèdres, classée monument historique, est un bâtiment industriel de style château construit en 1899. L'édifice en brique rouge de plan rectangulaire, à deux étages et demi, est composé d'un corps central et de deux ailes latérales. L'ensemble est coiffé de toits à deux versants. La centrale chevauche la digue de régularisation du canal de Soulanges. Elle est située près de l'endroit où la rivière à la Graisse se jette dans le fleuve Saint-Laurent, dans la municipalité des Cèdres.

Valeur patrimoniale

La valeur patrimoniale de l'ancienne centrale hydroélectrique des Cèdres repose sur sa rareté et son intérêt historique. Construite en 1899 par la compagnie Canadian General Electric, selon les plans de l'ingénieur Thomas Monro du ministère fédéral des Chemins de fer et Canaux, elle est l'une des quatre centrales hydroélectriques qui subsistent parmi les 87 érigées au Québec avant 1900. Cette centrale était destinée à l'électrification du canal de Soulanges et constituait la plus importante innovation technique de cet ouvrage construit en 1899 pour contourner les rapides du fleuve Saint-Laurent entre le lac Saint-Louis et le lac Saint-François. Le courant électrique produit actionnait les ponts tournants, les véhicules de halage ainsi que les portes et les vannes des cinq écluses. Il éclairait aussi le parcours du canal, long de 23,6 kilomètres, rendant ainsi possible la poursuite des opérations pendant la nuit. La centrale est demeurée en activité jusqu'en 1959, année de l'inauguration de la voie maritime du Saint-Laurent, qui a pris le relais du canal de Soulanges comme voie navigable pour les navires de fort tonnage désirant accéder au coeur du continent. L'ancienne centrale hydroélectrique des Cèdres est ainsi un témoin important des débuts de l'électrification du Québec et de son influence sur l'économie.

La valeur patrimoniale de l'ancienne centrale hydroélectrique des Cèdres repose aussi sur sa représentativité en tant que bâtiment industriel. L'architecture de ces édifices découle généralement de l'organisation de l'espace autour des machines. La centrale des Cèdres se compose de trois sections : le corps central qui abritait la salle des machines, l'aile ouest qui logeait le surveillant et l'aile est qui était utilisée comme entrepôt. La disposition des nombreuses ouvertures varie selon les sections. Bien que les machines soient disparues, la vaste salle qui les abritait possède toujours ses deux dalles de ciment qui servaient de base aux deux génératrices à axe horizontal. On y accède par une grande porte et elle est éclairée en façade avant par quatre hautes fenêtres au premier niveau et par six petites fenêtres à l'étage supérieur. De la sorte, l'ancienne centrale hydroélectrique témoigne toujours du caractère fonctionnel de l'architecture industrielle.

La valeur patrimoniale de l'ancienne centrale hydroélectrique des Cèdres repose également sur son intérêt architectural. Son enveloppe extérieure est de style château, comme en témoignent les pignons du toit, les frontons flanqués d'échauguettes des ailes, la corniche à mâchicoulis ainsi que les petites fenêtres à arc en plein cintre. Ce style d'esprit médiéval est d'abord utilisé pour la restauration des portes des fortifications de la ville de Québec, au cours de la décennie 1870. Il est, par la suite, employé dans la construction des prestigieux hôtels de la compagnie de chemin de fer Canadien Pacifique. Privilégié par le gouvernement fédéral pour la conception de ses édifices publics au XXe siècle, ce style devient une image de marque du Canada dans le domaine architectural. Néanmoins, l'ancienne centrale hydroélectrique des Cèdres est l'un des rares bâtiments industriels inspirés par ce style.

Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2004.

Éléments caractéristiques

Les éléments clés de l'ancienne centrale hydroélectrique des Cèdres liés à son intérêt historique comprennent, notamment :
- sa situation sur la digue de régularisation du canal de Soulanges, près du point de rencontre de la rivière à la Graisse et du fleuve Saint-Laurent, dans la municipalité des Cèdres.

Les éléments clés de l'ancienne centrale hydroélectrique des Cèdres liés à sa valeur architecturale comprennent, notamment :
- son volume, dont le plan rectangulaire composé d'un corps central et de deux ailes latérales, l'élévation de deux étages et demi ainsi que les toits à deux versants couverts d'ardoise noire;
- ses matériaux, dont les murs en brique rouge appareillée en boutisse, les fondations en pierre calcaire bouchardée et les détails en pierre de taille incluant des corbeaux;
- ses caractéristiques rattachées à l'architecture industrielle, dont la grande porte du corps central à double vantail, la porte de l'aile est à double vantail surmontée d'un vasistas à quatre carreaux, la charpente métallique du toit, les murs coupe-feu séparant le corps central des ailes, les hautes cheminées en brique, les dalles de ciment de la salle des machines ainsi que les quatre hautes fenêtres au premier niveau et les six petites fenêtres à l'étage supérieur de la façade du corps central;
- ses caractéristiques rattachées au style château, dont les frontons des ailes au tympan orné d'une arcature aveugle à sept éléments, les échauguettes surmontées d'un toit conique en cuivre, la corniche à mâchicoulis en pierre de taille, le bandeau en pierre de taille courant sur toute la façade avant, la lucarne à gable constituée de quatre petites fenêtres et coiffée d'un toit à croupe, les chaînes d'angle en pierre de taille peignée (grès d'Ohio) ainsi que l'ornementation de la porte centrale surmontée d'une imposte en plein cintre comprenant une clé de voûte, des jambages et des voussures en pierre de taille, des bas-reliefs, des masques grimaçants et des pierres millésimées;
- ses fenêtres de différents types, dont celles rectangulaires, celles à guillotine divisées par une traverse en pierre, celles en plein cintre individuelles ou réunies par un appui commun et ornées de colonnettes engagées, celles triples sous un arc surbaissé, les oculus, les plates-bandes en brique posées en soldat avec clé de voûte ainsi que les appuis en pierre de taille.

Reconnaissance

Juridiction

Québec

Autorité de reconnaissance

Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine

Loi habilitante

Loi sur les biens culturels

Type de reconnaissance

Monument historique classé

Date de reconnaissance

1984/07/03

Données sur l'histoire

Date(s) importantes

s/o

Thème - catégorie et type

Catégorie de fonction / Type de fonction

Actuelle

Résidence
Logement unifamilial

Historique

Industrie
Installation de production d'énergie
Transport maritime
Canal de navigation ou ouvrages de canal

Architecte / Concepteur

Thomas Monro

Constructeur

Canadian General Electric

Informations supplémentaires

Emplacement de la documentation

Ministère de la Culture et des Communications. 225, Grande Allée Est Québec (Québec) G1R 5G5

Réfère à une collection

Identificateur féd./prov./terr.

92727-81472

Statut

Édité

Inscriptions associées

s/o

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