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Chapelle Saint-Antoine-de-Padoue

Route de l'Ermitage, Lac-Bouchette, Québec, G0W, Canada

Reconnu formellement en: 1977/03/30

Chapelle Saint-Antoine-de-Padoue; Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Jean-François Rodrigue, 2008
Vue latérale
Chapelle Saint-Antoine-de-Padoue; Conseil du patrimoine religieux du Québec, 2003
Vue intérieure
Pas d'image

Autre nom(s)

s/o

Liens et documents

Date(s) de construction

1907/01/01

Inscrit au répertoire canadien: 2009/04/24

Énoncé d'importance

Description du lieu patrimonial

La chapelle Saint-Antoine-de-Padoue, classée monument historique, est un petit édifice religieux d'influence néogothique érigé en 1907 et intégré à une plus vaste chapelle en 1919. L'édicule en bois présente un plan rectangulaire et est dépourvu de façade du fait de cette intégration. Le faîte du toit à deux versants droits est surmonté d'un clocher élancé, près de la jonction avec la construction plus récente. Une sacristie forme un appentis contre le mur ouest. La chapelle Saint-Antoine-de-Padoue est implantée sur un promontoire, en bordure du lac Ouiatchouan, dans la municipalité de Lac-Bouchette. Elle fait partie d'un vaste lieu de pèlerinage.

Vingt-trois oeuvres classées sont associées à cette chapelle.

Valeur patrimoniale

La valeur patrimoniale de la chapelle Saint-Antoine-de-Padoue repose sur son intérêt ethnologique. Le lieu de culte illustre la pratique du pèlerinage, un élément important de la religion populaire. Les saints patrons des lieux de pèlerinage sont considérés comme des intercesseurs pour les fidèles auprès de Dieu. Au Québec, la pratique du pèlerinage trouve son origine durant le Régime français, alors qu'un ouvrier qui participait à la construction de la première église de Sainte-Anne-de-Beaupré (1658) est miraculeusement guéri. L'endroit tire par la suite sa renommée des miracles qui s'y produisent. À Lac-Bouchette, les pèlerinages remontent au début du XXe siècle. L'abbé Elzéar de Lamarre (1854-1925) fait ériger en 1907 une résidence d'été ainsi qu'une chapelle privée attenante, sur un vaste terrain acquis l'année précédente sur la rive nord du lac Ouiatchouan. Vouant une dévotion particulière à saint Antoine de Padoue, il nomme sa propriété « Ermitage San'Tonio » (Saint-Antoine) et dédie la chapelle à ce saint. En 1912, à l'occasion d'une promenade en bordure du lac, l'abbé découvre une grotte qui lui rappelle celle de Notre-Dame-de-Lourdes et y dépose une statue de la Vierge. Des gens des environs viennent s'y recueillir. Les témoignages de faveurs obtenues attirent de plus en plus de visiteurs, et l'aménagement de la grotte marque le début des pèlerinages. En 1919, la chapelle est greffée à une chapelle mariale plus vaste, bâtie perpendiculairement. À l'instar de la majorité des lieux de pèlerinage, celui de Lac-Bouchette s'inscrit dans un environnement naturel exceptionnel, propice au recueillement et à la méditation. L'Ermitage Saint-Antoine, qui comprend notamment la chapelle Saint-Antoine-de-Padoue et la chapelle mariale, un calvaire, un chemin de croix, une grotte ainsi qu'une hôtellerie, est reconnu sanctuaire national et reçoit chaque année quelque 70 000 pèlerins.

La valeur patrimoniale de la chapelle repose également sur l'intérêt de son intérieur. Le décor peint exceptionnel a été conçu et exécuté par Charles Huot (1855-1930), ami et cousin de l'abbé de Lamarre. Réalisé de 1908 à 1920, il se compose de 23 oeuvres peintes sur des toiles marouflées ou des panneaux de bois fixés au mur. L'ensemble évoque des moments importants de la vie de saint Antoine de Padoue et illustre ses plus célèbres miracles. Certains tableaux représentent les lieux de naissance et de sépulture du saint ainsi que différents moments de sa vie. D'autres tableaux montrent des scènes où il chasse le démon, guérit les malades ou ressuscite les morts. Ce décor s'inscrit dans un intérieur d'influence néogothique comprenant une fausse voûte d'ogives dotée de liernes et de tiercerons, des arcs-formerets ainsi que des moulures soulignant la forme en arc brisé des tableaux et des médaillons quadrilobés. De plus, le maître-autel présente un intérêt artistique par son ornementation élaborée puisant au vocabulaire et à l'esthétique néogothiques. Une telle richesse iconographique associée à la vie et à l'oeuvre d'un saint reste rare au Québec.

Source : Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec, 2007.

Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques de la chapelle liés à son intérêt ethnologique comprennent, notamment :
- l'inclusion dans un lieu de pèlerinage;
- l'implantation sur un promontoire, en bordure du lac Ouiatchouan.

Les éléments caractéristiques de la chapelle liés à l'intérêt de son intérieur comprennent, notamment :
- le décor architectural, dont la fausse voûte d'ogives dotée de liernes et de tiercerons ornés de trèfles et de lys, les arcs-formerets, les colonnettes à chapiteau à fleurs de lys, les lambris à lattes et à panneaux, les corniches moulurées ainsi que les moulures en arc brisé et quadrilobées;
- le mobilier liturgique, dont le maître-autel néogothique doté d'un imposant tabernacle;
- le décor peint couvrant presque l'ensemble des murs, de la fausse voûte et des colonnettes, dont les tableaux peints sur des toiles marouflées et des panneaux de bois fixés au mur représentant la vie de saint Antoine de Padoue ainsi que les écoinçons ornés de petits angelots;
- le décor sculpté, dont les statues de saints;
- les ouvertures, dont les baies à réseau de quatre-feuilles et l'arcade brisée formant l'entrée.

Les éléments caractéristiques de l'architecture de la chapelle comprennent, notamment :
- le volume étroit de plan rectangulaire et le toit à deux versants droits;
- les matériaux, dont le parement de planches à clins et la couverture en tôle à la canadienne;
- les composantes liées au style néogothique, dont les ouvertures en arc brisé dotées de réseaux en bois, le clocher élancé sur le faîte (composé d'une base carrée et d'une lanterne carrée surmontée d'une flèche et orné de pinacles, de fleurons et de motifs végétaux);
- les puits de lumière sur les versants du toit;
- les composantes de la sacristie de plan rectangulaire adossée contre le mur ouest, dont le toit en appentis couvert de tôle à baguettes ainsi que les ouvertures en arc brisé.

Reconnaissance

Juridiction

Québec

Autorité de reconnaissance

Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine

Loi habilitante

Loi sur les biens culturels

Type de reconnaissance

Monument historique classé

Date de reconnaissance

1977/03/30

Données sur l'histoire

Date(s) importantes

s/o

Thème - catégorie et type

Catégorie de fonction / Type de fonction

Actuelle

Historique

Religion, rituel et funéraille
Centre religieux ou lieu de culte

Architecte / Concepteur

François-Xavier Berlinguet

Constructeur

s/o

Informations supplémentaires

Emplacement de la documentation

Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine. 225, Grande Allée Est Québec (Québec) G1R 5G5

Réfère à une collection

Identificateur féd./prov./terr.

92782-81542

Statut

Édité

Inscriptions associées

s/o

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