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Site historique et archéologique du Fort-Senneville

168, Chemin de Senneville, Senneville, Quebec, H9X, Canada

Formally Recognized: 2003/11/20

Site historique et archéologique du Fort-Senneville; Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Pierre Lahoud, 2004
Vue aérienne
Site historique et archéologique du Fort-Senneville; Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Pierre Lahoud, 2004
Vue aérienne
Site historique et archéologique du Fort-Senneville; Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Jean-François Rodrigue, 2004
Vue d'ensemble

Other Name(s)

Site historique et archéologique du Fort-Senneville
Fort de Senneville

Links and documents

Construction Date(s)

1702/01/01 to 1703/01/01

Listed on the Canadian Register: 2009/07/29

Statement of Significance

Description of Historic Place

Le site historique et archéologique du Fort-Senneville, classé en 2003, est le vestige d'un ancien poste de traite fortifié construit en 1702 et 1703. La désignation comprend les ruines du fort toujours debout et un terrain en partie boisé d'environ 8000 mètres carrés. Le site est localisé sur la pointe Abbott, à l'extrémité ouest de l'île de Montréal, en bordure du lac des Deux Montagnes et face à l'embouchure de la rivière des Outaouais. Le site historique et archéologique du Fort-Senneville fait partie de la municipalité de Senneville. Il est inscrit à l'Inventaire des sites archéologiques du Québec.

Heritage Value

La valeur patrimoniale du site historique et archéologique du Fort-Senneville repose sur son intérêt historique. Exemple unique de fort privé en Nouvelle-France, ce lieu témoigne de la traite des fourrures qui se faisait dans la colonie. Situé sur une pointe de terre, face à l'embouchure de la rivière des Outaouais, ce poste de traite fortifié se trouve sur la voie navigable empruntée par les Amérindiens se rendant à la foire annuelle de Ville-Marie pour y troquer leurs pelleteries. Aussi certains d'entre eux préfèrent-ils échanger leurs marchandises avec les commerçants du fort, qui les acquièrent à moindre coût, et éviter les dangereux rapides de Lachine. Jacques Le Ber de Senneville (mort en 1721), qui obtient de son père la seigneurie de Senneville, fait ériger le fort en 1702 et 1703. Il doit assurer la sécurité du commerce des fourrures, notamment face aux menaces d'attaques iroquoises. Le fort se présente sous forme d'une enceinte quadrangulaire flanquée d'un bastion à chaque coin. Sa cour intérieure compte une habitation mansardée à deux étages. Les activités tenues dans ce fort semblent avoir été pratiquées surtout de manière illicite, des ordonnances royales limitant alors la traite avec les Amérindiens hors des grands centres. En 1725, la réouverture de la traite vers les « pays d'En Haut » rend le fort obsolète. Utilisé ensuite à diverses fins, il est détruit en 1776 par les troupes de Benedict Arnold (1741-1801) lors de l'invasion américaine. Issu d'une initiative privée, ce fort témoigne du statut des Le Ber, famille marchande la mieux nantie de Montréal, du commerce lucratif des fourrures et des menaces d'attaques iroquoises qui planaient alors.

La valeur patrimoniale du site repose également sur son intérêt archéologique. Les recherches permettent de mieux comprendre l'organisation de l'espace intérieur du fort, les modes de construction des structures et les activités quotidiennes s'étant déroulées sur place. Outre l'habitation, l'enceinte et les bastions, les fouilles ont mis au jour diverses structures illustrant l'aménagement intérieur du site, notamment les fondations d'un bâtiment en bois, une citerne en maçonnerie et une latrine munie d'un canal vouté d'évacuation des eaux. Les nombreux artefacts récupérés sont liés principalement aux activités domestiques, aux activités de traite et, en moindre proportion, au domaine militaire. L'analyse des restes osseux d'animaux sauvages démontre l'apport de la chasse comme ressource alimentaire d'appoint pour les habitants du poste. Le moyen utilisé par les troupes américaines pour détruire le fort en 1776 peut s'expliquer par la découverte de fragments de grenades ayant explosé et endommagé la structure. Par ailleurs, comme l'exploitation du poste s'est pendant longtemps faite de manière illicite, peu nombreux sont les écrits faisant état des activités de contrebande et l'archéologie est alors un élément contributif pour les mettre en lumière. Enfin, la mise au jour d'objets de fabrication amérindienne témoigne d'occupations préhistoriques, période encore fort peu documentée dans ce secteur.

La valeur patrimoniale du site repose également sur son intérêt comme témoin du mouvement pittoresque. Cette approche esthétique née au XVIIIe siècle en Grande-Bretagne préconise la communion avec la nature en faisant appel à la sensibilité et aux émotions. Son influence s'est fait sentir au Québec durant le XIXe siècle. Aussi, en 1865, la pointe est achetée par John Joseph Caldwell Abbott (1821-1893), avocat de Montréal, qui réaménage les lieux en domaine champêtre et préserve les ruines du fort. En 1898, la propriété, appelée Boisbriand, est acquise par le banquier Edward Seaborne Clouston (1849-1912) qui entreprend une série de rénovations des bâtiments sauf pour les ruines du fort, dont il apprécie le romantisme pittoresque.

Source : Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec, 2009.

Character-Defining Elements

Les éléments clés du site historique et archéologique du Fort-Senneville comprennent, entre autres :
- sa situation géographique sur la pointe Abbot, en bordure du lac des Deux Montagnes et à l'embouchure de la rivière des Outaouais;
- les vestiges du fort, hors du sol et enfouis, dont les bastions, la courtine, l'habitation, la citerne, les latrines et le canal d'évacuation des eaux;
- la portion résiduelle du site renfermant encore des contextes archéologiques propices à la recherche et à l'interprétation du lieu.

Recognition

Jurisdiction

Quebec

Recognition Authority

Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine

Recognition Statute

Loi sur les biens culturels

Recognition Type

Site archéologique classé

Recognition Date

2003/11/20

Historical Information

Significant Date(s)

n/a

Theme - Category and Type

Function - Category and Type

Current

Historic

Commerce / Commercial Services
Trading Post
Defence
Military Defence Installation

Architect / Designer

n/a

Builder

Jacques Le Ber de Senneville

Additional Information

Location of Supporting Documentation

Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine. 225, Grande Allée Est Québec (Québec) G1R 5G5

Cross-Reference to Collection

Fed/Prov/Terr Identifier

93454-82273

Status

Published

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n/a

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