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Pavillon D au Centre d’études fédéral

1495, chemin Heron, Ottawa, Ontario, Canada

Reconnu formellement en: 2005/06/13

Vue générale du Pavilion D, 2005.; Parks Canada / Parcs Canada, 2005
Vue générale
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Autre nom(s)

Pavillon D au Centre d’études fédéral
Pavilion D
Pavilion D

Liens et documents

Date(s) de construction

1963/01/01 à 1965/01/01

Inscrit au répertoire canadien: 2010/02/25

Énoncé d'importance

Description du lieu patrimonial

Le pavillon D fait partie du Centre d’études fédéral, un complexe autonome de formation composé de douze pavillons inter-reliés (A, B, C, D, E, F, H, I, J, K, L, et M) reconnaissables à l’expression moderne de leurs façades sombres en brique brute séparées par des bandes de béton lisse, marquant le plancher des étages et les parapets, et à leur disposition soignée autour de quatre petites cours. Le pavillon D est un grand bâtiment bien en vue et dépourvu de fenêtres, situé au sud-est de l’ancienne chapelle (pavillon A), entre deux anciens pavillons résidentiels (pavillons C et E). Il délimite également les flancs de deux anciennes cours (celle du noviciat au nord et celle de l’enseignement à l’ouest). La désignation se limite au tracé au sol du bâtiment.

Valeur patrimoniale

Le pavillon D est un édifice fédéral du patrimoine reconnu en raison de son importance historique, et de ses valeurs architecturales et environmentales.

Valeur historique
Le Centre d’études fédéral, dont le pavillon D contribue au caractère de façon importante, a été construit afin d’abriter des écoles secondaire pour filles et pour garçons, un couvent et un noviciat. Il constitue un bon exemple de complexe multifonctionnel d’enseignement. Construit à la demande d’une communauté religieuse et tenu par celle-ci au début des années 1960, le complexe a été érigé au cours d’une importante période de développement de la banlieue, débutée avec l’annexion d’Alta Vista à la ville d’Ottawa en 1950. Les propriétaires d’origine étaient les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame. La congrégation est ensuite devenue une puissante organisation catholique progressiste, bien connue dans l’est du pays. Les Sœurs, perpétuant leurs activités à Ottawa, ont étroitement participé à la conception du complexe et continuent d’être associées à la période durant laquelle elles ont dirigé cet établissement d’enseignement. Acquis au début des années 1970, le Centre d’études fédéral représente également l’expansion rapide des activités du gouvernement fédéral à cette époque et la façon dont ce dernier a alors fourni les installations nécessaires à la formation des fonctionnaires, dans ce cas-ci afin de respecter les objectifs de la nouvelle Loi sur les langues officielles du Canada.

Valeur architecturale
Le pavillon D témoigne de la mission pédagogique du Centre d’études fédéral, qui constitue un très bel exemple de campus moderne d’enseignement. Empruntant les éléments du vocabulaire architectural moderniste, le campus présente un grand intérêt visuel grâce à une diversité d’effets. Tous les pavillons partagent une même palette limitée de couleurs et des matériaux de bonne qualité mis en œuvre avec beaucoup de soin. Ils sont également unis par des jeux d’ombres et de lumières, leurs textures et leur spatialité. Du point de vue fonctionnel, le Centre d’études fédéral répondait à l’origine à un programme complexe réparti en trois groupes de bâtiments inter-reliés autour d’une chapelle (pavillon A) et de quatre cours (de l’enseignement, de l’administration, du noviciat et du monastère). Tous les pavillons sont caractérisés par une hiérarchie très nette bien que subtile de relations et de frontières entre les espaces publics et privés. Les liens fonctionnels du complexe sont en outre renforcés par un réseau de tunnels et de passages reliant tous les pavillons entre eux. Une des premières œuvres de Tim Murray de Murray and Murray Associates d’Ottawa, le complexe a également bénéficié de la participation de l’architecte paysagiste Peter Coe et de l’artiste multidisciplinaire Gérald Trottier, responsable de la décoration intérieure de l’ancienne chapelle (pavillon A). Tous les pavillons du Centre d’études fédéral ont été facilement convertis de complexe religieux d’enseignement en centre de formation du gouvernement. Le campus conserve son intégrité.

Valeur environnementale
Respectant l’intimité recherchée pour les complexes religieux, le Centre d’études fédéral est un ensemble discret et replié sur lui-même, dissimulé derrière une rangée d’arbres matures le long du chemin Heron. Il demeure quelque peu isolé, mais il est néanmoins compatible avec la banlieue résidentielle avoisinante datant des années 1960. Les relations étroites qui relient tous les pavillons entre eux, les cours soigneusement aménagées qu’ils délimitent de même que deux bâtiments d’enseignement voisins ont été bien conservés.

Sources : Kate MacFarland, 12 Bâtiments, Centre d’études fédéral, 1495 chemin Heron, Ottawa, Ontario, Bureau d’examen des édifices fédéraux du patrimoine, rapport de recherche 04-059; Pavilion B, Centre d’études fédéral, Ottawa, Ontario, Enoncé de la valeur patrimoniale, 04-059.

Éléments caractéristiques

Le pavillon D fait partie intégrante du Centre d’études fédéral dont il renforce l’unité de la composition. À ce titre, il partage avec ce dernier les éléments caractéristiques suivants qui devraient être respectés :

L’expression esthétique du Centre d’études fédéral, comme en témoignent :
- ses caractéristiques typiques de l’architecture moderne, dont les lignes épurées, la forte horizontalité équilibrée par des éléments verticaux incluant la flèche de l’ancienne chapelle, qui révèle l’origine religieuse du complexe, un campanile stylisé, ainsi que deux tours, et des bandeaux horizontaux de fenêtres;
- son articulation franche du système structural à l’extérieur, exprimée dans ses piliers engagés, ses porte-à-faux profonds, ses dalles de plancher et ses corniches horizontales munies d’imposantes gargouilles;
- son articulation des fonctions du bâtiment dans son tracé au sol, sa volumétrie, ses silhouettes de toit variées, sa taille et l'emplacement de ses ouvertures;
- l’alternance des pleins et des vides combinant des surfaces de béton lisse avec des plans en saillie de briques plus rustiques et des fenêtres profondément en retrait allant du plancher jusqu’au plafond créant ainsi des surfaces très texturées;
- la palette commune de matériaux composée de briques rouges marbrées, de béton lisse et blanc, de couronnements en cuivre et de toits en cuivre;
- l’étroite relation physique et visuelle entre les pavillons, ainsi qu’entre les pavillons et les cours aménagées, qui donne l’impression d’un environnement autonome;
- ses plantations situées de façon stratégique, de même que ses passages, ses escaliers, ses claustras en brique et son mobilier en béton proportionnés et aménagés avec soin;
- l’aménagement tridimensionnel du terrain, créé par des cours surélevées, des jardinières et des bassins encaissés en béton de même que des niveaux de terrain qui varient d’une façade à l’autre des bâtiments.

Le plan très fonctionnel du Centre d’études fédéral, qui comprend, derrière une entrée en forme de colonnade basse :
- les fonctions caractéristiques d’un campus scolaire, telles les salles de classe et les salles communes, une cafétéria, un gymnase, une bibliothèque, un auditorium et des bureaux administratifs;
- les fonctions complémentaires reliées à la nature religieuse du campus, comme l’ancienne chapelle, deux tours résidentielles, initialement pour les novices et les sœurs de même qu’un ancien dortoir pour filles;
- quatre cours, chacune avec son caractère particulier reflétant la hiérarchie de leurs utilisateurs d’origine (de l’enseignement, de l’administration, du noviciat et du monastère);
- un réseau de tunnels et de passages reliant tous les pavillons.

L’utilisation, lors de la construction du Centre d’études fédéral, de matériaux de très bonne qualité mis en œuvre avec beaucoup de soin, comme en témoigne :
- la palette commune de matériaux composée de briques rouges marbrées, de béton lisse et blanc, de couronnements en cuivre (pavillons B et L) et de toits en cuivre (pavillons A et F).
- lecertain nombre de briques déformées et en saillie qui animent les murs, créant ainsi des surfaces très texturées.

La compatibilité du Centre d’études fédéral avec le caractère résidentiel et institutionnel des années 1960 de son environnement, comme en témoignent :
- sa silhouette et sa volumétrie, basse, mais variée, son échelle piétonnière, ses matériaux simples ainsi que ses généreuses pelouses et plantations;
- sa relation intacte avec le chemin Heron et deux institutions d’enseignement voisines, dont l’une, l’école élémentaire Saint-Patrick, à l’ouest, est de conception identique à celle des bâtiments du Centre d’études fédéral.

Reconnaissance

Juridiction

Fédéral

Autorité de reconnaissance

Gouvernement du Canada

Loi habilitante

Politique du Conseil du Trésor sur les édifices du patrimoine

Type de reconnaissance

Édifice fédéral du patrimoine reconnu

Date de reconnaissance

2005/06/13

Données sur l'histoire

Date(s) importantes

s/o

Thème - catégorie et type

Catégorie de fonction / Type de fonction

Actuelle

Historique

Éducation
École primaire ou secondaire

Architecte / Concepteur

Tim Murray

Constructeur

s/o

Informations supplémentaires

Emplacement de la documentation

Direction générale des lieux historiques nationaux, Centre de documentation, 5e étage, salle 89, 25, rue Eddy, Gatineau, Québec

Réfère à une collection

Identificateur féd./prov./terr.

11767

Statut

Édité

Inscriptions associées

s/o

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