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Façades de la Terrasse-Clapham

690, Grande Allée Est, Québec, Québec, G1R, Canada

Reconnu formellement en: 1960/05/24

Façades de la Terrasse-Clapham; Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Marie-Claude Côté, 2003
Vue avant
Façades de la Terrasse-Clapham; Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Marie-Claude Côté, 2003
Vue latérale
Pas d'image

Autre nom(s)

Façades de la Terrasse-Clapham
Maison d'Artigny

Liens et documents

Date(s) de construction

Inscrit au répertoire canadien: 2007/12/18

Énoncé d'importance

Description du lieu patrimonial

Les façades de la Terrasse-Clapham, classées en 1966, caractérisent deux anciennes résidences urbaines à mur mitoyen érigées vers 1832 et réunies en un seul édifice reconstruit en 1961. Les deux façades, hautes de trois étages et demi et comportant cinq travées, sont crépies. Elles sont coiffées d'un toit à versants droits percé de lucarnes. Les façades de la Terrasse-Clapham sont situées à l'extrémité est d'un ensemble de six bâtiments, à une intersection de la Grande Allée Est, en retrait de celle-ci, dans un secteur commercial et institutionnel de l'arrondissement municipal de La Cité, dans la ville de Québec.

Valeur patrimoniale

La valeur patrimoniale des façades de la Terrasse-Clapham repose sur leur intérêt historique. Elles rappellent le développement de la Grande Allée, artère importante de la ville de Québec. Au XVIIe siècle, ce chemin débutant à la porte Saint-Louis et conduisant à Sillery et à Cap-Rouge est une route bordée de quelques maisons dispersées. Au XVIIIe siècle, le nom de Grande Allée ne s'applique que jusqu'à l'actuelle avenue des Érables. Après 1760, le gouvernement britannique s'approprie à des fins militaires une partie des terres situées du côté sud de la Grande Allée. Les terres situées du côté nord sont détenues essentiellement par les Ursulines ainsi que par les Augustines de l'Hôtel-Dieu de Québec. Ces communautés religieuses morcellent leur propriété à partir de 1790. Toutefois, la densification du peuplement dans ce secteur ne s'affirme que durant la décennie 1830, alors que les épidémies incitent les plus fortunés à quitter le coeur de la ville. La terrasse Clapham, érigée en 1832 pour le notaire John Greaves Clapham (avant 1796-après 1854), témoigne de cette vague de construction résidentielle. Les façades classées constituent l'extrémité est d'un ensemble de six maisons en rangée d'influence néoclassique à deux ou trois étages, première construction en terrasse de la Grande Allée. Popularisées en Angleterre par l'architecte John Nash (1752-1835), les terrasses sont constituées de plusieurs résidences unifamiliales contiguës, souvent semblables, érigées par un seul promoteur. Les besoins croissants de l'administration publique durant les années 1960 entraînent la transformation et la démolition de nombreux édifices situés à proximité de l'Hôtel du Parlement. En 1961, les deux maisons associées aux façades de la Terrasse-Clapham sont réunies et modifiées afin d'abriter des bureaux. Cette reconstruction rappelle ainsi les transformations de la Grande Allée corollaires à la création de la colline Parlementaire.

La valeur patrimoniale des façades de la Terrasse-Clapham repose également sur leur intérêt architectural, en tant qu'essai d'intégration dans un cadre bâti ancien de fonctions nouvelles. Ainsi, elles respectent le gabarit des immeubles voisins ainsi que l'ordonnance régulière et les dimensions des ouvertures des façades originelles. Pour le reste, il s'agit d'une interprétation épurée de l'architecture néoclassique des années 1830.

Source : Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec, 2007.

Éléments caractéristiques

Les éléments clés des façades de la Terrasse-Clapham liés à leur intérêt historique comprennent, notamment :
- leur situation en retrait de la Grande Allée, à une intersection, dans un secteur commercial et institutionnel à proximité de l'Hôtel du Parlement;
- la contiguïté avec la maison Houde.

Les éléments clés des façades de la Terrasse-Clapham liés à leur intérêt architectural comprennent, notamment :
- l'élévation de trois étages et demi, la division en cinq travées et le toit à deux versants droits;
- les matériaux, dont les murs recouverts d'enduit, la couverture en tôle à la canadienne et le bois des éléments architecturaux et ornementaux;
- les ouvertures, dont leur ordonnance régulière, les dimensions réduites des fenêtres de l'étage supérieur ainsi que les lucarnes à croupe;
- les détails architecturaux, dont la corniche.

Reconnaissance

Juridiction

Québec

Autorité de reconnaissance

Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine

Loi habilitante

Loi sur les biens culturels

Type de reconnaissance

Monument historique classé

Date de reconnaissance

1960/05/24

Données sur l'histoire

Date(s) importantes

1961/01/01 à 1961/01/01

Thème - catégorie et type

Catégorie de fonction / Type de fonction

Actuelle

Historique

Résidence
Logement unifamilial

Architecte / Concepteur

Maurice Mainguy

Constructeur

s/o

Informations supplémentaires

Emplacement de la documentation

Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine. 225, Grande Allée Est Québec (Québec) G1R 5G5

Réfère à une collection

Identificateur féd./prov./terr.

92640-81363

Statut

Édité

Inscriptions associées

s/o

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