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Maison Rémi-Rinfret-Dit-Malouin

1044, rue Saint-Jean, Québec, Québec, G1R, Canada

Reconnu formellement en: 1967/05/01

Maison Rémi-Rinfret-Dit-Malouin; Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christian Lemire, 2006
Vue avant
Maison Rémi-Rinfret-Dit-Malouin; Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christian Lemire, 2006
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Pas d'image

Autre nom(s)

Maison Rémi-Rinfret-Dit-Malouin
Maison Le Foyer

Liens et documents

Date(s) de construction

1830/09/01

Inscrit au répertoire canadien: 2008/03/10

Énoncé d'importance

Description du lieu patrimonial

La maison Rémi-Rinfret-Dit-Malouin, classée en 1967, est une résidence urbaine érigée en 1830. Cette demeure en pierre, de plan rectangulaire à trois étages et demi, est coiffée d'un toit à deux versants droits percé de lucarnes. Un mur coupe-feu se prolonge au-delà du toit à l'ouest. Cette maison, qui est contiguë à d'autres édifices, est située en bordure d'une rue commerciale de la haute-ville, dans l'arrondissement municipal de La Cité, au coeur de l'arrondissement historique de Québec. Un site inscrit à l'Inventaire des sites archéologiques du Québec est associé au lieu.

Valeur patrimoniale

La valeur patrimoniale de la maison Rémi-Rinfret-Dit-Malouin repose sur son intérêt architectural. Construit en 1830, cet édifice s'inscrit dans la tradition de la maison urbaine d'inspiration française, influencée par les ordonnances des intendants de la Nouvelle-France notamment en matière de protection des incendies, et intègre des apports néoclassiques. La tradition française prend forme entre autres dans la maçonnerie de pierre, le toit à deux versants droits ainsi que le mur coupe-feu qui se prolonge au-delà du toit et comprend une imposante cheminée. L'influence néoclassique se reflète dans les ouvertures disposées symétriquement et dans l'étage supérieur en attique. La maison inclut des éléments des caves voûtées de l'habitation précédente datant de 1746. Avec ses vitrines au rez-de-chaussée, elle témoigne de la fonction commerciale de la rue Saint-Jean, qui remonte à la fin du XVIIIe siècle.

La valeur patrimoniale de la maison repose aussi sur son association avec Rémi Rinfret dit Malouin (1789-vers 1857), membre d'une dynastie de maçons qui ont exercé à Québec pendant un siècle. Rémi Rinfret dit Malouin est entrepreneur et maître maçon, à l'instar de plusieurs de ses parents, dont son grand-père Jean-Baptiste (mort en 1758) et son père Pierre-François (1754-1819), avec qui il collabore jusqu'au décès de ce dernier. Au cours de sa carrière, il effectue plusieurs travaux de maçonnerie sur des maisons de la haute-ville et du faubourg Saint-Jean-Baptiste. Pendant un certain temps, il travaille en association avec son frère Édouard (1803-après 1846), maçon et plâtrier, et Étienne Dumont, maçon. D'ailleurs, ce sont ces artisans qui construisent sa maison en 1830. À la suite du décès de Rémi Rinfret dit Malouin, la résidence demeure la propriété de ses descendants jusqu'en 1900.

Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2006.

Éléments caractéristiques

Les éléments caractéristiques de la maison Rémi-Rinfret-Dit-Malouin liés à son implantation comprennent, notamment :
- sa situation en bordure d'une rue commerciale de la haute-ville, dans un tissu urbain dense, au coeur de l'arrondissement historique de Québec;
- sa contiguïté avec d'autres édifices;
- la présence d'un site archéologique.

Les éléments caractéristiques de la maison Rémi-Rinfret-Dit-Malouin liés à son intérêt architectural comprennent, notamment :
- son volume, dont le plan rectangulaire, l'élévation de trois étages et demi ainsi que le toit à deux versants droits;
- ses matériaux, dont la maçonnerie de pierre crépie et la couverture en tôle à la canadienne;
- le mur coupe-feu avec son imposante souche de cheminée;
- ses ouvertures distribuées de façon ordonnée et régulière et diminuant en hauteur suivant les étages, dont les fenêtres rectangulaires à battants et à petits carreaux, les portes rectangulaires à imposte vitrée, les lucarnes à croupe, les vitrines commerciales ainsi que les chambranles moulurés;
- ses éléments ornementaux, dont la corniche supérieure à modillons encadrée par des corbeaux en bois ainsi que la menuiserie décorative du rez-de-chaussée;
- les éléments des caves voûtées de l'habitation précédente.

Reconnaissance

Juridiction

Québec

Autorité de reconnaissance

Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine

Loi habilitante

Loi sur les biens culturels

Type de reconnaissance

Monument historique classé

Date de reconnaissance

1967/05/01

Données sur l'histoire

Date(s) importantes

s/o

Thème - catégorie et type

Catégorie de fonction / Type de fonction

Actuelle

Loisirs
Centre récréatif
Résidence
Logement unifamilial

Historique

Commerce / Services commerciaux
Magasin ou commerce de vente au détail

Architecte / Concepteur

s/o

Constructeur

Jacques Deguise, dit Flamand

Informations supplémentaires

Emplacement de la documentation

Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine. 225, Grande Allée Est Québec (Québec) G1R 5G5

Réfère à une collection

Identificateur féd./prov./terr.

92651-81375

Statut

Édité

Inscriptions associées

s/o

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