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Grange Lajoie

Rang Saint-Jean-Baptiste, Saint-Urbain, Québec, G0A, Canada

Reconnu formellement en: 1975/01/08

Grange Lajoie; Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Jean-François Rodrigue, 2006
Vue avant
Grange Lajoie; Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Jean-François Rodrigue, 2006
Vue latérale
Grange Lajoie; Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Jean-François Rodrigue, 2006
Vue arrière

Autre nom(s)

Grange Lajoie
Grange Ernest-Lajoie
Granges Ernest-Lajoie

Liens et documents

Date(s) de construction

Inscrit au répertoire canadien: 2009/09/28

Énoncé d'importance

Description du lieu patrimonial

La grange Lajoie, classée monument historique, est un bâtiment agricole probablement érigé dans la seconde moitié du XIXe siècle. La construction en bois, de plan rectangulaire allongé à un étage et demi, est coiffée d'un toit à deux versants droits couvert de chaume. Une annexe semblable mais plus petite est disposée contre le mur pignon ouest. La grange Lajoie est située près de la route, sur une terre agricole dans la municipalité de Saint-Urbain. Elle bénéficie d'une aire de protection.

Valeur patrimoniale

La valeur patrimoniale de la grange Lajoie repose sur son intérêt ethnologique. Le toit de chaume de ce bâtiment agricole illustre un savoir-faire traditionnel autrefois répandu. Sous le Régime français, de nombreuses maisons rurales et leurs dépendances sont ainsi couvertes. Ce revêtement très économique met à profit la paille de blé ou de seigle, ou encore certaines espèces indigènes poussant sur les rives du fleuve Saint-Laurent. Entre 1760 et la fin du XIXe siècle, cette technique tend à disparaître. Plusieurs facteurs expliquent l'abandon du chaume, dont la production industrielle de matériaux comme la tôle ou le bardeau, la culture de nouvelles variétés de céréales à tige moins longue portant plus de grains et l'introduction d'un outillage agricole qui accélère la récolte mais brise la paille. De plus, la technique ne permet de couvrir convenablement que les toits à deux versants droits à pente prononcée. Elle est donc peu à peu délaissée lorsque d'autres formes de toits de grange apparaissent, telles que le « dos d'âne » dégageant plus d'espace dans les combles pour engranger le fourrage et les grains. Le chaume continue toutefois d'être utilisé sur les bâtiments agricoles de certaines régions, notamment près du lac Saint-Pierre et dans Charlevoix, jusque dans la première moitié du XXe siècle. Dans Charlevoix, la méthode employée diffère de celle du reste du Québec, entre autres par la façon de finir le faîtage. Elle aurait été répandue par des immigrants d'origine germanique établis dans la région à la fin du XVIIIe siècle, à la suite de la guerre de l'Indépendance américaine (1775-1783). Probablement érigée dans la seconde moitié du XIXe siècle, la grange Lajoie rappelle par sa couverture de chaume l'influence de savoir-faire étrangers sur les techniques traditionnelles. Elle constitue par ailleurs un des rares exemples d'usage de ce matériau subsistant au Québec.

La valeur patrimoniale de la grange Lajoie repose en outre sur son intérêt architectural. Le bâtiment est représentatif des granges-étables construites au Québec au XIXe siècle. Après 1800, les bâtiments-blocs qui regroupent sous un même toit la grange, incluant batterie et fenil, ainsi que l'étable et occasionnellement l'écurie, la porcherie et la bergerie, se répandent. La grange Lajoie témoigne de cette organisation, notamment par son plan rectangulaire allongé. La partie est servait d'étable, comme l'indiquent les portes étroites et la présence de fenêtres laissant pénétrer la lumière. La grange, située dans la partie ouest, ne comporte aucune fenêtre, mais comprend plusieurs portes très larges permettant d'engranger le fourrage, elles-mêmes percées d'ouvertures plus petites favorisant l'aération. Une entrée donne accès au second niveau et signale l'utilisation des combles de l'étable comme batterie ou fenil. Les sections de murs en pièce sur pièce assemblées à tenons en coulisse ou à mi-bois ainsi que celles en planches verticales illustrent différents usages du bois dans les édifices agricoles. La grange Lajoie constitue donc un exemple représentatif de l'évolution des dépendances agricoles et de la persistance des techniques de construction traditionnelles jusqu'à la fin du XIXe siècle.

Source : Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec, 2007.

Éléments caractéristiques

Les éléments clés de l'implantation de la grange Lajoie comprennent, notamment :
- la situation près de la route, sur une terre agricole, à proximité d'autres dépendances.

Les éléments clés de la grange Lajoie liés à son intérêt ethnologique et architectural comprennent, notamment :
- le volume, dont le plan rectangulaire allongé à un étage et demi, le toit à deux versants droits interrompu sur un long-pan par une entrée coiffée d'un toit en appentis donnant accès au second niveau et l'annexe semblable mais plus petite disposée contre le mur pignon ouest;
- les matériaux, dont les fondations en pierre, les murs en pièce sur pièce (certaines sections assemblées à tenons en coulisse et d'autres à mi-bois) ou en planches verticales ainsi que le toit en chaume;
- les ouvertures, dont les portes à double vantail de la grange percées d'ouvertures rectangulaires plus petites, les portes à claire-voie percées d'étroites ouvertures verticales et les petites fenêtres carrées à quatre carreaux;
- les composantes de l'annexe, dont la fenêtre d'aération du pignon et les poutres soutenant le plancher de l'étage aux extrémités visibles à l'extérieur;
- les rampes d'accès en pierre recouvertes de terre (une complétée par une passerelle en bois).

Reconnaissance

Juridiction

Québec

Autorité de reconnaissance

Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine

Loi habilitante

Loi sur les biens culturels

Type de reconnaissance

Monument historique classé

Date de reconnaissance

1975/01/08

Données sur l'histoire

Date(s) importantes

s/o

Thème - catégorie et type

Catégorie de fonction / Type de fonction

Actuelle

Historique

Approvisionnements en vivres
Grange, écurie ou autre abri pour animaux

Architecte / Concepteur

s/o

Constructeur

s/o

Informations supplémentaires

Emplacement de la documentation

Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine. 225, Grande Allée Est Québec (Québec) G1R 5G5

Réfère à une collection

Identificateur féd./prov./terr.

92676-81404

Statut

Édité

Inscriptions associées

s/o

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